Papotons de RSE, épisode #5.10_Déchets (9 min 49 s)
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Aujourd’hui, je vous invite à réfléchir.
À la question du déchet.
Est-ce qu’on ne pourrait pas avoir moins de déchets, plus de bon sens ?
Je ne sais pas si vous savez,
mais en France, on produit 350 tonnes de déchets par an,
ce qui fait 5 tonnes de déchets par habitant.
Que ce soit professionnellement ou d’un point de vue particulier, à la maison.
Est-ce qu’à la maison déjà, vous mettez en place le tri ?
Parce que si vous ne le faites pas chez vous, il n’y a aucune raison que vous le fassiez en entreprise.
Mais par contre, si vous le faites à la maison, pourquoi est-ce que vous ne le faites pas en entreprise ?
Ça, j’avoue que je ne comprends toujours pas.
Alors effectivement, il y a des communes où la séparation des déchets n’est toujours pas en vigueur.
Même si les premières lois sur la gestion des déchets ont bientôt 50 ans.
La première loi doit dater de juillet 75.
C’est une catastrophe, mais régulièrement, on produit une nouvelle loi pour ajouter de nouveaux critères de déchets,
puisque du coup,
vu qu’on dit qu’il faut trier tout ce qui est valorisable et qu’on ne le fait pas,
le législateur rajoute des critères chaque année.
Ce qui rend la chose de plus en plus complexe et incite de plus en plus les gens à ne rien faire.
C’est déplorable, mais c’est malheureusement le cas aujourd’hui.
Alors qu’est-ce qu’on fait pour que ça change ?
En fait, il faut déjà comprendre de quoi on parle quand on parle de déchets.
D’un point de vue professionnel,
on va séparer d’une part ce qui est dangereux de ce qui ne l’est pas.
Juste pour vous donner une idée :
un déchet dangereux, c’est entre 700 et 2000 € la tonne.
Un pas dangereux, ça va de « je te le rachète à 0 » à 200 € la tonne.
Ça vaut le coup de se poser la question avant de démarrer,
parce qu’une fois qu’il est mélangé,
on ne revient pas en arrière,
et tout ce qui est mélangé prend la valeur du déchet le plus cher.
Ça fait réfléchir, déjà.
Bon, une fois que ce postulat est posé,
il suffira de mettre les déchets dangereux d’un côté.
Si vous avez des tout petits volumes de déchets dangereux,
la bonne nouvelle, c’est qu’il y a des points d’apport volontaires ou des déchetteries qui vous les reprendront gratuitement.
Et ouais.
Le législateur rajoute des lois régulièrement, mais le fait de façon quand même intelligente,
puisque la loi AGEC sur l’économie circulaire dit que les responsables sont ceux qui mettent les produits sur le marché.
Donc vous payez l’écotaxe à l’achat du produit,
pour que, quand le déchet sera en fin de vie, on ait une solution de recyclage
et qu’on évite les décharges sauvages.
Donc pour les petits volumes de déchets, vous mettez en place, vous séparez les déchets,
parce que chaque famille ne se mélange pas — comme vous le faites à la maison, en fait.
Quand vous faites le ménage et que vous vous rendez compte que vous avez des pots de peinture
qui ont 10 ans,
un vieux pot d’huile ou je ne sais quoi,
vous la ramenez à votre déchetterie.
Il va vous dire de séparer tel truc de machin, en vous l’expliquant clairement,
et donc vous le ferez gentiment.
Eh ben ce sera pareil d’un point de vue professionnel.
Ensuite vient la question de tous les déchets non dangereux,
tous ceux qui n’ont pas les petits pictos noirs sur fond blanc avec un cadre rouge
ou orange et noir si vous êtes sur des produits qui ont plus de 10 ans,
puisque la réglementation et l’affichage ont changé depuis quelques années.
Donc aujourd’hui, on doit séparer :
le papier, le carton, le métal, le plastique, le verre et le bois.
Jusque-là, ça paraît à peu près cohérent.
Rien de très compliqué.
Le carton, ça prend de la place, donc intelligemment,
on les ouvre et on les plie.
Le papier se recycle à l’infini — ou presque — pour recréer du papier recyclé,
et donc ce serait dommage d’abattre des forêts inutilement.
Le métal, c’est la durée de vie ; le verre aussi.
Et puis le bois :
même si le bois perd sa qualité première, il va pouvoir permettre de faire des agglomérés,
des OSB, des médiums, etc.,
en fonction de comment on va les préparer.
Et donc ils auront une seconde vie.
La sciure va rajouter, pour le BTP : la fraction minérale et le plâtre.
Mais la plupart du temps, vous n’êtes pas concernés.
Depuis l’année dernière, depuis janvier 24, on a rajouté les biodéchets :
tout ce qui peut être compostable,
vos restes alimentaires, notamment les tontes de pelouse, les feuilles ramassées, etc.
Les collectivités ont dû s’organiser.
Donc pour les communes qui ont suffisamment d’espaces verts,
ou en tout cas là où il y a des maisons et donc des jardins,
elles ont distribué des composteurs et ont formé les habitants qui le souhaitaient.
Pour les zones plus urbanisées, avec des immeubles,
eh ben du coup il y a des points d’apport volontaires
où chacun va ramener ses déchets du jour ou de la semaine,
en fonction de comment vous vous organiserez.
Et il existe des pots étanches.
Et puis, contrairement à ce qu’on imagine, non :
le compost ne pue pas.
C’est juste une façon de le gérer.
S’il pue, c’est qu’il est mal géré.
Vous pouvez en parler au maître composteur, aux gens qui vous accompagneront sur les démarches,
et clairement, il n’y a pas de questions.
Et le nouveau déchet qui arrive cette année, en janvier 25,
c’est les textiles.
En fait, on a tellement eu de tonnes de textiles qui servent à rien que,
aujourd’hui, quand on les met sur le marché,
on doit aussi réfléchir à comment on va les éliminer.
Ce qui évitera peut-être les phénomènes Shein, Temu et compagnie,
où même en Afrique ils ne veulent plus de leurs t-shirts à 1 €,
puisqu’ils ne sont pas réutilisables, on ne peut rien en faire.
Donc comment on sépare ?
Ben… on ne sépare rien de bien nouveau sur la question.
Mais comment on stocke ?
Ben en fait, en entreprise, vous avez multiples opérateurs
qui vont vous proposer des solutions en carton, en bois, en plastique,
plus ou moins jolies, plus ou moins grandes, propres à stocker les différents déchets.
En fonction des volumes que vous allez consommer,
ils vont vous proposer une solution ou une autre.
Ça, on est d’accord que c’est une fois que tout est fait.
Mais si on réfléchissait en amont du déchet ?
Si on réfléchissait avant que la matière qu’on a décidé de jeter devienne un déchet ?
C’est là où on fait de la prévention du déchet :
on va réduire le déchet à la source.
Est-ce que vous pourriez demander à vos fournisseurs de vous livrer sans un carton,
du kraft, du papier bulle, des chips et je ne sais quoi ?
Est-ce que ce que vous vous faites livrer a vraiment besoin d’être autant protégé ?
Peut-être pas, en fait.
C’est dans la logique du vrac :
vous l’avez vu arriver dans tous les centres commerciaux.
Au lieu d’acheter un sachet de graines, un sachet de céréales avec 3–4 emballages,
vous arrivez avec votre pot de confiture, vous le remplissez,
et vous repartez avec juste le volume dont vous avez besoin.
Idem pour le riz, les pâtes, ce que vous voudrez.
Donc on va peut-être faire la même chose dans l’entreprise, hein ?
Est-ce que le t-shirt floqué pour l’arrivée de Jean-Paul la semaine prochaine
nécessite vraiment qu’il soit sous un film plastique dans un emballage carton ?
Ou est-ce qu’on pourrait peut-être pas trouver une autre solution ?
Parce que c’est la base des achats responsables.
Si vous ne demandez pas à vos fournisseurs,
ils continueront à vous livrer de la même façon.
Et le sujet n’évoluera pas.
Et puis le bureau là, dont vous ne voulez plus parce que vous avez refait la déco de vos locaux
et qu’il n’est plus du tout en adéquation…
Vous savez qu’il existe d’autres solutions ?
Un : vous pourriez donner.
Il y a peut-être des boîtes qui démarrent et qui ont besoin de bureaux,
et peut-être que la recyclerie du coin serait intéressée
parce qu’elle pourrait en faire autre chose.
Et puis ça ne correspond pas à la déco.
Vous savez que vous pouvez aussi l’habiller ?
Aujourd’hui, il y a des entreprises qui font des films plastiques
qui habillent les meubles pour éviter de jeter le meuble
et devoir le recommencer.
Et on peut faire ça pour tout en fait :
avant même de produire un déchet, est-ce qu’on peut en faire autre chose ?
Est-ce qu’il peut servir à quelqu’un d’autre ?
Et si c’est pas un déchet ?
Enfin, quand vous avez filé les jouets du plus grand à votre frère, votre sœur, vos neveux, vos nièces,
c’était pas un déchet que vous leur avez donné.
Vous avez vidé la maison en donnant des jouets qui ne servent plus à vos enfants
pour les donner à quelqu’un d’autre.
Eh ben c’est la même logique, en fait.
Si ça sert à quelque chose d’autre et que c’est pas destiné à être détruit,
ce n’est pas un déchet.
Du coup, si ce n’est pas un déchet, on réduit le volume de déchets.
Alors…
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